Spider (David Cronenberg) :
Un réalisateur au parcours pour le moins déroutant, je le connais plutot bien étant donné qu'une de mes profs de l'année dernière a passé pour ainsi dire l'année sur lui (je veux dire, à parler de lui.)
Connu pour des films d'horreur hollywoodiens comme "la mouche" ou "scanner" (celui là je vous le recommande pas...)le grand publique l'a reconnu comme un réalisateur inspiré pour "Existenz". Pourtant, nombre de ses films précédents pouvaient déjà être de véritables casse têtes cérébraux longuement s réfléchis (pour tous ceux qui pré
Un homme depuis longtemps enfermé dans un hô
C'est le seul film de Cronenberg que je connaisse a ne pas utiliser d'effets spéciaux trash et spectaculaires, c'est aussi le plus calme, comme une ballade, une ballade bien triste qui se termine là où elle a commencé.
Adieu ma concubine (Chen Kaige) :
On va parler de Cinema chinois, et le premier qui me ré
"Parmi les premiers films chinois ayant pu critiquer ouvertement lhistoire du régime et son évolution, « Adieu ma concubine » de Chen Kaige est tout à la fois un hommage à lart traditionnel chinois, un trésor visuel et un regard porté sur lhistoire du communisme chinois.
1924. Peu après la chute de lempire, la Chine est aux mains des seigneurs de guerre qui se disputent chaque territoire. Dans cette é
Ce qui nous est montré alors nest pas la situation actuelle de la Chine, dont tous les jeunes élèves sont coupés, mais lapprentissage dun art traditionnel, une discipline et une rigueur cruelle, la toute puissance du maître sur ses élèves. Là, Douzi rencontre Chinto, autre apprenti plus expérimenté. Si Douzi est timide, silencieux, et féminin tant dans son visage que sa voix, Shinto apparait comme un protecteur. Ils nouent alors des liens qui les uniront tout au long du film. Quand, bien des années plus tard, loccasion se présente à eux de jouer « Adieu ma concubine » devant un riche seigneur, la ré
La demeure du seigneur entretient encore lillusion de lempire, avec décadence et pour le plaisir de quelques privilégiés. Si les deux acteurs deviennent, par la suite, des stars dOpéra, ce nest pas sans prix. Douzi est convoqué par le seigneur, aussi vieux que libidineux. Encore une fois, tout est dit avec pudeur, sans exhibition, et limpact nen est que plus fort.
Mais ou se trouve les couleurs chatoyantes de la Chine ancestrale, son luxe et son raffinement, dans ces villes où tout nest que pauvreté, crasse et grisaille ? à lopéra, bien sur. Là, le réalisateur nous offre une bouffée dair frais, de beauté et de grâce. Rien ne semble pouvoir rompre lharmonie établie entre Shinto et Douzi désormais vedettes. Ce nest bien sur que pour mieux nous replonger dans le réel où lopium et les bordels fleurissent.
Puis lHistoire suit son cours, les histoires. Des années durant, le duo est confronté au problème de lâge adulte et des femmes. Si Shinto laccepte et se mari, Douzi reste profondément amoureux de son partenaire et se venge constamment. En parallèle, linvasion japonaise et loccupation. Puis la reddition de Hiro Hito et les tribunaux pour tous ceux accusés davoir collaborer. Comme Douzi, qui a chanté pour les japonais afin de faire libérer Shinto. Entre eux, sa femme, ancienne prostitué, partagée entre le désir déloigner son mari de lami trop attaché et la compassion quelle ressent. Les déchirures continuent, aggravées par les événements, jusquà la « révolution culturelle » qui anéantira lOpéra traditionnel de Pékin et mettra fin à leur relation dans des circonstances où chacun se dévoile et montre ce quil a de pire pour sauver sa peaux.
Il sagit dun film extrêmement sensible, qui creuse sans cesse plus loin dans la psyché de ses personnages. Imprévisibles, ils sagitent, souffrent et font du mal sans trouver la solution dans une relation à trois dont aucun ne veut. Finalement, un peu comme tous ces renversements idéologiques qui ont causé tant de désastres, faute davoir trouvé léquilibre. Mais il serait réducteur de parler seulement dun film engagé. Cest une confrontation avec lâge adulte et les choix qui laccompagnent. Se sacrifier pour les autres, ou sacrifier les autres au nom de sois. La décision extrême de renier son passé pour construire un nouveau futur, ou sy rattacher parce que lon ne connait rien dautre. La vraie révolution du film est celle qui manque aux personnages, que personne ne peut faire à leur place. La volonté daffirmer leurs choix et leurs faiblesses au-delà dune gratitude qui les enchaine."
Bon je vous avait prevenu c'est long, et le style un peu plus serieux que mes critiques ici, faut dire c'était pour les cours. Allez ça suffira comme ça ^^




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